L'entraîneur de Madagascar salue le courage tactique et l’héroïsme du gardien après un thriller au CHAN

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Le sélectionneur malgache a admis que les tirs au but "ont failli me briser le cœur", mais a affirmé que la préparation et la force mentale de son équipe les ont portés jusqu’en demi-finales du Championnat d’Afrique des Nations TotalEnergies (CHAN) PAMOJA 2024.
Le rêve kényan pour leur première participation au CHAN s’est brisé vendredi, alors que Madagascar a gardé son sang-froid lors d’une séance de tirs au but dramatique pour se qualifier en demi-finales.
Les Harambee Stars, poussés par un public acquis à leur cause au stade Kasarani, espéraient atteindre leur première demi-finale continentale depuis 38 ans.
Mais après un match nul tendu 1-1 sur 120 minutes, Madagascar s’est imposé 4-3 aux tirs au but, Toky Rakotondraibe inscrivant le tir décisif après le raté d’Alphonce Omija pour les hôtes.
Une leçon tactique sous pression
«Nous avons beaucoup travaillé, avec différentes tactiques. Il fallait trouver la meilleure façon de battre le Kenya. Les joueurs ont fourni un travail énorme et nous devions être prêts mentalement», a expliqué Rakotondrabe après la rencontre.
Madagascar avait terminé en tête d’un groupe comprenant le Maroc et la RD Congo, mais affronter le Kenya à Nairobi représentait un tout autre défi.
Avec un public bruyant derrière les locaux, l’entraîneur a souligné que la clé résidait dans la flexibilité.
Son équipe a résisté aux vagues d’attaques kenyanes avant que Fenohasina Razafimaro n’égalise sur penalty, envoyant le match en prolongation puis aux tirs au but.
«Nous savions que le Kenya serait dangereux devant son public. Il fallait s’adapter pendant le match, et je suis fier de la discipline dont ont fait preuve les joueurs », a ajouté Rakotondrabe.
Le gardien gagne l’admiration de son coach
Si les ajustements tactiques ont posé les bases, le gardien Michel Ramandimbisoa a été l’homme des moments décisifs. Le joueur de 25 ans a arrêté deux penalties cruciaux, permettant à Madagascar de s’imposer 4-3 lors de la séance.
«Nous sommes très fiers de l’avoir avec nous. Il nous a vraiment aidés à chaque match et nous espérons qu’il abordera le prochain avec le même état d’esprit », a déclaré Rakotondrabe, visiblement ravi.
Ramandimbisoa compte désormais plus d’arrêts que n’importe quel autre gardien du tournoi, ce qui confirme pourquoi son entraîneur le considère comme un élément clé de l’épopée des Barea.
« Les penalties ont failli me briser le cœur »
Le sélectionneur malgache a reconnu que la séance de tirs au but avait été une épreuve éprouvante, malgré la victoire finale.
« Les penalties étaient très difficiles, ils ont failli me briser le cœur. C’est toujours compliqué de jouer les tirs au but », a-t-il confié.
Mais malgré la tension, l’issue a été douce. Madagascar n’est plus qu’à un match de disputer sa toute première finale du CHAN.
Un regard tourné vers l’avenir avec confiance
Pour Rakotondrabe, la victoire à Nairobi représente bien plus qu’une qualification pour le dernier carré — c’est une preuve du progrès du football malgache sur la scène continentale.
Après avoir décroché le bronze au CHAN 2022, son équipe est déterminée à aller encore plus loin cette fois.
« Les joueurs ont montré qu’ils peuvent gérer la pression, s’adapter et se battre. Il faut maintenant garder le même état d’esprit pour la demi-finale », a-t-il affirmé.
Le triomphe malgache a fait taire le bruyant stade Kasarani, mais a confirmé que les Barea comptent parmi les équipes les plus résilientes du tournoi.
De l’intelligence tactique à la brillance individuelle dans les buts, Rakotondrabe a toutes les raisons de croire que le conte de fées peut continuer.