Soufiane Borite : « Nous voulons conserver le titre au Maroc »

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Triple champion d’Afrique avec le Maroc, Soufiane Borite aborde la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations de Futsal 2026 avec une responsabilité supplémentaire. À domicile, l’international marocain espère contribuer à un quatrième sacre consécutif des Lions de l’Atlas.

Le Maroc s’apprête à défendre son titre continental devant son public. Pour Soufiane Borite, l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de futsal TotalEnergies CAF 2026 représente autant une source de motivation qu’une responsabilité supplémentaire. À l’approche de sa quatrième participation à la compétition, le joueur du club néerlandais de Tigers Roermond entend mettre son expérience au service des champions en titre.

Âgé de 33 ans, le natif de Kénitra est l’un des joueurs les plus expérimentés de la sélection marocaine. Depuis ses débuts dans la compétition, en Afrique du Sud en 2016, il a remporté trois titres continentaux consécutifs.

Placés dans le groupe A, les Lions de l’Atlas affronteront la Zambie, la Libye et l’Algérie lors de la phase de groupes. Un premier défi attend donc les hommes de Hicham Dguig, qui devront assumer leur statut de favoris tout en composant avec la pression de jouer à domicile.

« Même si nous avons été champions trois fois de suite, il y a toujours une certaine pression. Elle s’accompagne d’une responsabilité encore plus grande cette fois-ci, puisque le tournoi se déroule chez nous », confie Borite à CAFOnline.

« Nous ressentons cette responsabilité sur nos épaules. Mais, malgré la pression, nous avons aussi confiance en nous. Le sélectionneur nous aide à maintenir une ambiance positive et tout se passe bien dans notre préparation. »

« C’est toujours un honneur de représenter mon pays »

De retour au pays pour défendre les couleurs nationales, Borite savoure une nouvelle convocation avec les Lions de l’Atlas. Une fierté qui ne s'est pas estompée depuis sa première sélection.

« Être appelé en équipe nationale reste toujours une immense satisfaction, surtout lorsque le sélectionneur vous témoigne autant de confiance. Je suis convoqué depuis 2016 et c’est toujours un honneur, particulièrement pour une grande compétition comme la Coupe d’Afrique des nations », souligne-t-il.

En 2024, le Maroc avait remporté la CAN de futsal en dominant l’Angola (5-1) en finale, avant d’atteindre les quarts de finale de la Coupe du monde de futsal. Forts de ces résultats, les Marocains abordent cette nouvelle édition avec une ambition clairement affichée.

« L’objectif principal est de conserver le titre au Maroc et de remporter une nouvelle CAN de futsal, cette fois devant notre public », affirme Borite avec le sourire. « Plusieurs grandes sélections nationales participent à cette compétition. Nous devons donc rester concentrés et travailler dur pour garder le trophée ici. »

 

L’organisation du tournoi à domicile constitue également un atout pour la sélection, portée par l’engouement grandissant autour du futsal dans le royaume.

« Le futsal a pris beaucoup d’ampleur au Maroc. Nous avons été champions d’Afrique trois fois de suite et accueillir la CAN chez nous est une formidable opportunité, car nous pouvons compter sur le soutien de nos supporters. De plus en plus de personnes aiment regarder le futsal, et particulièrement l’équipe nationale, parce que nous remportons des trophées », explique-t-il.

Hicham Dguig, un atout majeur pour le Maroc et l’Afrique

Depuis sa nomination à la tête de la sélection marocaine en 2010, Hicham Dguig a largement contribué à l’essor du futsal dans le royaume et à l’installation du Maroc parmi les références continentales.

Pour Borite, le rôle du sélectionneur dépasse le cadre de la seule équipe nationale.

« Il est important non seulement pour notre équipe, mais aussi pour le futsal africain. Le sélectionneur est le leader de la sélection et un très bon entraîneur vous conduit vers le succès », estime l’international marocain.

« Nous avons de la chance de l’avoir et nous lui en sommes reconnaissants. Il est instructeur de la FIFA, connaît parfaitement le futsal et excelle dans l’entraînement ainsi que dans l’analyse des matches et des adversaires. C’est un avantage considérable pour nous. »

Borite souligne également la contribution de Dguig au développement de la discipline sur l’ensemble du continent, notamment grâce au partage de ses connaissances avec les entraîneurs africains.

« Il transmet aussi son savoir aux entraîneurs à travers l’Afrique, ce qui contribue à améliorer leur niveau. Lors de la dernière Coupe du monde, plusieurs pays africains ont donné une très belle image du futsal continental. La discipline se développe énormément et, lors de la dernière CAN, l’Angola nous a notamment livré une véritable bataille. »

Une CAN plus disputée que jamais

Le Maroc entamera sa campagne lundi 12 octobre face à l’Algérie, au complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat. Une entrée en matière particulièrement attendue, dans une compétition où le niveau des adversaires ne cesse de progresser.

Borite se montre d’ailleurs prudent face à la concurrence annoncée.

« L’Angola a atteint la finale de la dernière CAN avant de réaliser une très bonne Coupe du monde. Plusieurs de ses joueurs ont depuis rejoint de grands clubs européens. L’Algérie compte également des joueurs évoluant dans de bons championnats en France. L’Égypte, la Libye et le Mozambique sont aussi de solides équipes. »

Avant de conclure : « Le niveau du futsal africain ne cesse de progresser. Cette CAN sera donc très difficile. »