CAN Féminine 2026 : La Côte d'Ivoire réussit son entrée
La Côte d'Ivoire a signé un retour fracassant sur la scène de la TotalEnergies CAF CAN Féminine en s'imposant nettement face au Burkina Faso (4-1), ce lundi soir au stade Larbi-Zaouli de Casablanca, pour son entrée en lice dans le Groupe B. Pour leurs retrouvailles avec la phase finale continentale après 12 ans d'absence, les Éléphantes ont plié ce derby ouest-africain grâce à un premier acte à sens unique, avant de gérer sereinement leur avantage après la pause.
Rebecca Elloh a rapidement lancé les siennes sur penalty, avant qu'Inès Konan ne s'offre un doublé, idéalement servie par Rosemonde Kouassi puis Nsira Ouédraogo. Si le Burkina Faso a esquissé une réaction au retour des vestiaires par Adama Congo, à la conclusion d'un service de Balkissa Sawadogo, la Côte d'Ivoire a éteint tout suspens grâce à Ouédraogo pour sceller un succès éclatant.
Ce résultat idéal lance parfaitement les joueuses de Reynald Pedros dans ce Groupe B, quelques heures après la sensation créée par la Tanzanie, tombeuse de l’Afrique du Sud 2-1, vainqueur de l’édition 2022.

Les Éléphantes démarrent pied au plancher
Attendues au tournant pour leur grand retour dans la compétition, les Ivoiriennes n'ont pas tardé à afficher leurs intentions. Dès la 7e minute, expérimentée Elloh a concrétisé la domination des siennes en transformant un penalty avec sang-froid. Un départ canon qui a permis aux Éléphantes d'imposer leur tempo.
À la 14e minute, Konan a fait le break à la réception d'un service parfait de Kouassi, compliquant très tôt la tâche des Burkinabè. Déchaînée, Konan enfonçait le clou neuf minutes plus tard (23e) sur une offre d'Ouédraogo, permettant aux Ivoiriennes de virer en tête avec trois buts d'avance à la pause (3-0). Une démonstration d'efficacité clinique, portée par une vitesse d'exécution et un jeu direct dévastateurs pour la défense adverse.

La réaction stérile des Étalons Dames
Pour leur deuxième participation seulement à la CAN, les Burkinabè devaient réagir sous peine de prendre l'eau. Le sursaut est intervenu dès la reprise : Congo a réduit l'écart (46e) sur une passe décisive de Sawadogo. Une réduction du score qui concrétisait les intentions affichées par le sélectionneur Issa Balboné, désireux d'abandonner le costume d'outsider pour rivaliser avec les cadors du continent.
Mais la réaction est restée sans lendemain. Maîtresses de leur sujet, les Ivoiriennes ont repris les commandes et Ouédraogo s'est chargée d'éteindre les derniers espoirs burkinabés à la 56e minute, parachevant une prestation pleine d'autorité.

La patte Pedros déjà visible
Cette entrée en matière réussie valide la préparation de Reynald Pedros, qui avait prévenu que ses joueuses disputeraient ce tournoi sans le moindre regret. Parfaitement affûtée physiquement grâce à un stage d'avant-compétition au Maroc, la sélection ivoirienne a affiché un visage conquérant et équilibré. L'alliage entre la maîtrise des cadres (Elloh) et l'impact de la jeunesse (Konan, Ouédraogo) a fait merveille.
Avant la rencontre, la capitaine Bernadette Amani Kakounan avait souligné l'émotion de réentendre l'hymne national à la CAN ; ses coéquipières y ont ajouté la manière.
