Lamine N'Diaye (USM Alger) : « Je pense que les deux équipes devront évoluer à leur meilleur niveau pour s’imposer »
L’entraîneur de USM Alger, Lamine N'Diaye, a souligné l’ampleur du défi qui attend son équipe face au Zamalek SClors de la manche aller de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe de la Confédération 2025/26, prévue ce samedi 9 mai au stade olympique du 5-Juillet à Alger.
Dans un entretien exclusif accordé à CAFonline.com, le technicien sénégalais a assuré que la préparation se déroulait dans des conditions idéales.
Il a expliqué que son groupe travaillait dans un environnement serein, permettant au staff technique comme aux joueurs d’aborder ce rendez-vous décisif avec un maximum de concentration.
Lamine N’Diaye a également insisté sur le fait que le trophée ne se jouerait pas uniquement lors du match aller, mais bien sur l’ensemble des deux confrontations. Selon lui, les deux équipes devront évoluer à leur meilleur niveau à l’aller comme au retour, notamment face à l’expérience et au statut continental du Zamalek.
Le technicien de l’USMA a aussi évoqué l’aspect psychologique d’une telle finale, estimant qu’aucune motivation supplémentaire n’était nécessaire pour ce type d’événement. Il a surtout insisté sur la nécessité de canaliser l’enthousiasme du groupe et de s’appuyer sur le soutien des supporters, qu’il considère comme un véritable « douzième homme » capable de faire basculer ce grand rendez-vous africain.

CAFonline.com : Comment se déroule la préparation pour cette finale de la TotalEnergies CAF Coupe de la Confédération ?
Lamine N’Diaye : La préparation se passe bien. Je dirais même qu’elle se déroule très bien, notamment grâce aux installations du Centre de préparation des équipes nationales en Algérie.
Nous travaillons dans un climat de sérénité totale et nous avons tout ce qu’il faut pour préparer cette rencontre avec lucidité et concentration.
Nous évoluons dans l’environnement que nous souhaitions et, pour résumer, tout se déroule dans d’excellentes conditions.
Vous affrontez le Zamalek lors du match aller à Alger. Pensez-vous que le titre peut déjà se jouer sur cette première manche ?
L’idée selon laquelle cette finale se déciderait dès le match aller n’est pas juste. Il y a deux rencontres et je pense que les deux équipes devront être à leur meilleur niveau, vraiment à leur meilleur niveau, lors des deux manches pour espérer soulever le trophée.
Le Zamalek n’a plus besoin d’être présenté. C’est l’un des géants du continent, avec une immense expérience des grands rendez-vous africains.
Vous avez déjà remporté des titres nationaux et continentaux comme entraîneur. Comment motivez-vous vos joueurs avant cette finale ?
Quand on dispute une finale, il n’est même plus nécessaire de motiver les joueurs. Ils le sont naturellement.
Combien de footballeurs terminent leur carrière sans atteindre ce niveau ? Je pense qu’ils sont très nombreux. Une finale continentale reste un moment unique.
Certains joueurs se demandent peut-être s’ils auront un jour une autre occasion de disputer une telle affiche.
Cela facilite aussi notre travail avec le groupe. Au contraire, nous devons surtout gérer l’énergie et l’enthousiasme, car les joueurs ont une énorme envie de se battre.
Mais il faut garder la tête froide. Le match ne doit pas être joué avant l’heure.

Quel regard portez-vous sur cette équipe du Zamalek, habituée des finales continentales ?
Le Zamalek traverse une très bonne période et peut encore remporter le championnat d’Égypte, ce qui ne leur est plus arrivé depuis plusieurs années.
C’est une équipe très solide. Nous l’avons constaté tout au long de son parcours continental. Elle obtient souvent de très bons résultats à l’extérieur et sait gagner loin de ses bases.
Nous restons donc très vigilants et nous allons tout faire pour que cette finale tourne en notre faveur.
Un mot pour les supporters de l’USM Alger ?
Ils sont notre douzième homme. Nos supporters vivent le football avec une passion extraordinaire.
Croyez-moi, ils sont capables de transcender une équipe entière et nous savons qu’ils répondront présents pour cette grande occasion.
S’il y a une chose dont je suis certain, c’est qu’ils donneront tout derrière nous. Et nous avons besoin de cela.
Dans ce genre de match, face à une grande équipe africaine, nous devons être douze sur le terrain pour faire la différence.