« Les supporters ne marquent pas de buts » – l’USM Alger refuse de craindre la pression du Caire avant la finale décisive face au Zamalek

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L’USM Alger aborde la manche retour de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe de la Confédération avec une conviction claire : le sang-froid, l’expérience et la discipline collective pèseront bien plus lourd que l’ambiance électrique attendue au stade international du Caire, ce samedi.

Face à un Zamalek porté par des dizaines de milliers de supporters, dans une atmosphère annoncée incandescente, l’entraîneur algérien Lamine Ndiaye a affiché un discours sans détour en conférence de presse.

« Les supporters ne marquent pas de buts », a-t-il lâché, assumant pleinement la pression du rendez-vous.

Un avantage minime mais précieux pour l’USMA

Les Algériens se déplacent en Égypte avec une courte avance (1-0) acquise lors d’une première manche disputée et intense à Alger. Un penalty d’Ahmed Khaldi dans le temps additionnel avait offert la victoire à l’USMA, au terme d’un scénario marqué par l’intervention de la VAR et des décisions contestées côté égyptien.

Ce résultat laisse la finale totalement ouverte avant une soirée qui s’annonce décisive dans la saison africaine des clubs.

Confiance algérienne et dynamique positive

L’USM Alger arrive au Caire avec une dynamique renforcée, portée notamment par le récent sacre en Coupe d’Algérie face au CR Belouizdad. Une victoire qui, selon le capitaine Saadi Radouani, a consolidé la confiance du groupe.

« Le moral est excellent après la victoire en Coupe d’Algérie », a-t-il expliqué.
« Mais la mission n’est pas terminée. Nous abordons ce match comme la deuxième mi-temps de la finale. »

Déjà sacrée en 2023, l’USMA vise un deuxième titre dans la compétition, tandis que Zamalek rêve d’un troisième sacre après 2019 et 2024.

Zamalek, une menace collective assumée

Malgré l’avantage acquis à l’aller, Lamine Ndiaye refuse tout excès de confiance. Le technicien sénégalais s’attend à une rencontre encore plus difficile.

« Le premier match était très compliqué, et celui-ci le sera davantage », a-t-il reconnu.
« Zamalek est une équipe de très haut niveau, capable de rivaliser avec les meilleurs en Égypte et sur le continent. »

L’entraîneur algérien insiste notamment sur la solidité collective du club cairote.

« Ce n’est pas une équipe qui dépend uniquement d’individualités. Leur force, c’est leur organisation collective. »

Une USMA ambitieuse malgré l’avantage

Loin de toute approche défensive, Ndiaye a tenu à clarifier la philosophie de son équipe.

« Nous sommes venus pour jouer et pour gagner. Il faut trouver le bon équilibre, mais notre intention n’est pas de subir pendant 90 minutes », a-t-il affirmé.

Une finale sous tension maximale

Côté terrain, les deux camps savent que l’aspect mental sera déterminant. Radouani l’a rappelé :

« Ce sera un match de très haut niveau. L’équipe la plus préparée mentalement fera la différence. »

Le défenseur a également évoqué les temps faibles de la première manche, estimant que Zamalek avait tenté de casser le rythme.

Un stade du Caire prêt à s’embraser

Le stade international du Caire affichera complet pour cette finale retour, avec une pression maximale sur les épaules des joueurs algériens. Les supporters de Zamalek espèrent pousser leur équipe vers un renversement, tandis qu’un important contingent algérien fera également le déplacement pour soutenir l’USMA.

En cas de succès, les Algériens signeraient un deuxième titre en quatre ans et confirmeraient leur montée en puissance sur la scène continentale.

Mais dans une finale aussi serrée, un constat s’impose : au Caire, tout reste à jouer.