Carlos Queiroz prend les commandes des Black Stars à l’approche du Mondial 2026

Publié:

Le Ghana a tranché dans le vif. Quelques jours après le départ d’Otto Addo, la Fédération Ghanéenne de Football a confié les rênes des Black Stars à Carlos Queiroz, le technicien portugais au CV long comme un Mondial. Un choix fort à l’approche de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, qui se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique, à partir du 11 juin prochain.

Dans un communiqué publié lundi, la GFA a officialisé la nomination de l’ancien sélectionneur de l’Iran et du Portugal, chargé de relancer une sélection en quête de repères. « Le Conseil exécutif de la Fédération ghanéenne, en collaboration avec les principales parties prenantes, a nommé Carlos Queiroz à la tête de l’équipe nationale A », précise le texte.

À 73 ans, Queiroz succède à Otto Addo, remercié après une période délicate, avec pour mission de redonner une ossature et une ambition claire à une équipe en reconstruction.

Un globe-trotteur taillé pour le Mondial

S’il y a un terrain que Queiroz connaît par cœur, c’est bien celui de la Coupe du monde. Le Portugais s’y est forgé une réputation solide, bâtie sur la rigueur et l’organisation.

Qualificateur de l’Afrique du Sud en 2002, huitième de finaliste avec le Portugal en 2010, puis sélectionneur de l’Iran lors des éditions 2014 et 2018, il s’est imposé comme un spécialiste des grandes compétitions, capable de maximiser le potentiel de ses équipes face à plus fort qu’elles.

La Fédération ne s’y est pas trompée, mettant en avant « une expérience considérable au plus haut niveau mondial » et sa capacité à structurer un collectif.

Son parcours en club n’est pas en reste : passage sur le banc du Real Madrid, rôle clé d’adjoint à Alex Ferguson à Manchester United, où il a contribué aux succès du club au début des années 2000.

Un défi immédiat

Le timing, lui, ne laisse aucune place à l’installation. À moins de trois mois du coup d’envoi, Queiroz est déjà sous pression. « Il prend ses fonctions immédiatement pour préparer l’équipe », a insisté la GFA.

Le Ghana entrera en lice le 17 juin à Toronto face au Panama, avant d’enchaîner avec deux affiches relevées contre l’Angleterre et la Croatie. Un groupe dense, où chaque détail comptera.

Le choix de Queiroz marque un virage assumé : celui de l’expérience et du pragmatisme, avec un entraîneur réputé pour sa discipline tactique et sa capacité à verrouiller les matchs.

Un tournant pour les Black Stars

La nomination intervient à un moment charnière. Les Black Stars sortent de prestations irrégulières en amical et cherchent à retrouver une identité claire.

Le départ d’Addo, fragilisé par les résultats, a accéléré la décision de la Fédération, désireuse de sécuriser un profil capable de rassurer et de structurer.

Pour Queiroz, c’est un nouveau défi de taille : relancer une nation majeure du football africain et la guider dans une compétition où le Ghana rêve de renouer avec son glorieux passé.

On se souvient encore de l’épopée de 2010, conclue en quart de finale, une performance historique à l’époque pour une sélection africaine.

Cap sur juin

Désormais, tout s’accélère : composition du groupe, choix tactiques, hiérarchie… Queiroz n’aura pas le luxe du temps long.

Mais le message est clair : bâtir une équipe compétitive, capable de survivre à un groupe relevé et, surtout, de redonner espoir à tout un peuple.

Au Ghana, les regards sont déjà tournés vers juin. Et vers un homme, chargé de rallumer la flamme.