Coupe du Monde / Côte d'Ivoire : Le coup de massue

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Séduisante et transfigurée en seconde période par l'entrée d'Amad Diallo, la Côte d'Ivoire a bousculé la Norvège avant de se faire punir sur le fil par l'inévitable Erling Haaland (1-2). Rageant.

Il s’en est fallu d’un cheveu, ou plutôt d'un coup de casque un poil trop décroisé d'Evann Guessand à la 90e+8 minute,pour que les Éléphants s'offrent un nul amplement mérité face aux spectaculaires Norvégiens. Mais le très haut niveau ne pardonne rien, et le manque d’efficacité dans les deux zones de vérité a coûté cher aux hommes de Patrice Beaumelle.

En première période, face au duo Ødegaard-Haaland, les Ivoiriens ont d'abord manqué de tranchant. Si Yan Diomandé (8e) puis Emmanuel Agbadou (35e) ont allumé les premières mèches, c’est surtout Nicolas Pépé qui a mordu les doigts des supporters en ratant le cadre à bout portant (28e). Une maladresse payée cash dans la foulée quand Antonio Nusa,profitant d'un moment de flottement, nettoyait la lucarne de Yahia Fofana (0-1, 39e).

Le show Amad Diallo


Mais ces Éléphants ont du cœur, et du banc. À l'heure de jeu, Beaumelle lançait Elye Wahi et surtout Amad Diallo. Un coaching gagnant qui a totalement transfiguré l'animation offensive ivoirienne. Survoltés, les Éléphants faisaient le siège du camp scandinave. Après un double sauvetage de Nyland face à Pépé et Kessié (57e), la lumière est logiquement venue de Diallo. Idéalement décalé par Pépé, le crack de Manchester United remettait les compteurs à égalité d'une frappe croisée chirurgicale du gauche (1-1, 74e).

On pensait alors la Côte d'Ivoire capable de renverser le match. C'était sans compter sur le réalisme glacial d'Erling Haaland. Transparent durant tout le second acte, le cyborg de City profitait d'un micropesanteur dans l'axe ivoirien pour crucifier Fofana à quatre minutes du terme (1-2, 86e). L'ultime rush ivoirien, marqué par un missile de Diallo sorti de la lucarne (96e) et l'énorme occasion manquée de Guessand (98e), laissera d'immenses regrets. La défaite est là, mais le contenu promet.

Le manque de réalisme

Dominer n'est pas gagner, et les Éléphants en ont fait la douloureuse expérience. Avec 12 corners obtenus contre seulement 3 pour la Norvège, et une pluie d'occasions franches (Pépé à la 28e, Kessié à la 57e, Guessand à la 98e), la Côte d'Ivoire avait les armes pour plier ce match. Face à une équipe européenne aussi clinique, le manque de tueur devant le but s'est payé au prix fort. Un axe de travail évident pour les prochaines échéances.