Coupe du Monde : La RDC manque de réalisme face à la Colombie

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Face à des Léopards de la RDC venus pour imposer un défi physique et un bloc compact, la sélection de Nestor Lorenzo a dû s’armer de patience pour faire sauter le verrou.

Dès l'entame, les Colombiens ont pourtant cru plier l'affaire. Sur un centre millimétré de Mojica, Jhon Arias obligeait Lionel Mpasi à une première parade horizontale, avant que Daniel Muñoz ne trouve le poteau dans la foulée (4e). Un avertissement sans frais pour les Congolais, qui ont ensuite fait le dos rond. Malgré les inspirations de James Rodríguez, précieux par son jeu long, les vagues colombiennes se sont systématiquement heurtées au portier du Rodez AF, impeccable devant Luis Díaz (16e) ou Gustavo Puerta (19e).

La seconde période est repartie sur les mêmes bases : une domination territoriale stérile de la Colombie, souvent prise au piège du hors-jeu (cinq signalements au total), et des fautes à répétition hachant le rythme. Le salut est finalement venu du banc. À l'heure de jeu, Lorenzo a lancé Juan Fernando Quintero à la place de James. Un coaching gagnant. Sur un décalage parfait de l'ancien Rennais, Muñoz s’est infiltré dans la surface pour loger une frappe du gauche dans le petit filet opposé (1-0, 76e).

La ligne défensive dirigée par Chancel Mbemba a fonctionné comme un accordéon, piégeant les attaquants colombiens (et particulièrement Luis Díaz) à de multiples reprises. Il aura fallu un exploit individuel et une perte de concentration fatale à la 76e minute pour fissurer un collectif congolais qui méritait sans doute mieux.

Un banc qui a manqué de temps

La fin de match laisse d'immenses regrets aux Congolais. Les entrées tardives de Simon Banza (57e) et surtout de Nathanaël Mbuku (82e) ont prouvé que la RDC avait les armes pour bousculer cette Colombie. En à peine dix minutes, l'ancien Rémois a dynamité le couloir gauche, s'offrant une frappe cadrée (91e) et deux centres millimétrés qui auraient dû se transformer en passes décisives si la finition avait été au rendez-vous. Face aux cadors, le haut niveau ne pardonne pas ce manque de réalisme dans les zones de vérité.