Mondial 2026 : La Tunisie veut enfin briser son plafond de verre

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La Tunisie débarque sur la scène planétaire avec les crocs et une ambition démesurée : signer la plus belle campagne de son histoire. Qualifiés pour la septième fois de leur histoire – la troisième consécutive –, les Aigles de Carthage confirment leur statut de métronome du football africain.

Mais cette fois, les Nord-Africains refusent de faire de la figuration. L'objectif est clair, presque obsessionnel : passer, enfin, ce foutu premier tour qui leur a toujours résisté. Avec le nouveau format élargi de la compétition, les portes des phases finales n’ont jamais été aussi grandes ouvertes. C'est l'heure du grand saut.

Le sélectionneur : Sabri Lamouchi

Le destin de la Tunisie au Mondial 2026 est entre les mains de Sabri Lamouchi. Intronisé plus tôt cette année en lieu et place de Sami Trabelsi, le technicien franco-tunisien débarque avec un sacré CV et une solide expérience du haut niveau. Depuis sa nomination, Lamouchi s’est attelé à injecter un vent de fraîcheur sans pour autant dynamiter l'ossature d'un groupe qui a survolé les qualifications. Son défi ? Bâtir une machine de guerre prête pour l'intensité d'une Coupe du Monde.

Le parcours vers le Mondial

Un véritable cavalier seul. Placée dans le groupe H des éliminatoires de la zone Afrique, la Tunisie n'a pas fait de détails. Face à la Namibie, au Malawi, au Libéria, à la Guinée équatoriale et à Sao Tomé-et-Principe, les Aigles de Carthage ont rendu une copie quasi parfaite : 28 points pris sur 30 possibles. Une qualification pliée en patron, portée par un collectif ultra-équilibré et un vécu international XXL.

Le groupe de la Tunisie : Une poule F très ouverte

  • Groupe F : Pays-Bas, Japon, Suède, Tunisie

Le tirage au sort a réservé un menu corsé mais loin d'être injouable. Si les Pays-Bas font figure d'épouvantail et de favoris logiques, le Japon (en progression constante) et la Suède (de retour aux affaires) sont des clients sérieux. Pour la Tunisie, le coup est jouable : la qualification se jouera au couteau.

Le calendrier des Aigles de Carthage :

  • Suède - Tunisie14 juin 2026 à Monterrey : Le choc inaugural. Face aux Scandinaves, c'est déjà un quitte ou double pour lancer la dynamique.

  • Tunisie - Japon20 juin 2026 à Monterrey : Un vrai crash-test face à la discipline et la vivacité de l'écurie nipponne.

  • Tunisie - Pays-Bas25 juin 2026 à Kansas City : Le plat de résistance. Un duel de gala face aux Oranje qui pourrait s'avérer décisif pour le tableau final.

Les 3 joueurs à la loupe

  • Ellyes Skhiri (Milieu) : Le patron du temple. À 31 ans, le métronome de l'Eintracht Frankfurt s'apprête à disputer sa troisième Coupe du monde consécutive. Son volume de jeu, son sens du placement et sa capacité à dicter le tempo au milieu de terrain seront vitaux pour stabiliser le bloc tunisien.

  • Hannibal Mejbri (Milieu) : Le dynamiteur. C'est la touche de folie et de créativité des Aigles. Capable de casser les lignes par sa vision du jeu et son audace, il est le joueur frisson sur lequel Lamouchi compte s'appuyer pour faire sauter les verrous adverses dans les grands matchs.

  • Elias Achouri (Ailier) : Le poison des surfaces. Avec sa pointe de vitesse, sa qualité technique et son sens du un-contre-un, l'attaquant excentré est l'arme fatale tunisienne dans la zone de vérité. Il a faim de buts et l'occasion est belle d'écrire sa légende.

L'historique en Coupe du Monde

Septième phase finale pour la Tunisie, abonnée au premier tour :

  • 1978, 1998, 2002, 2006, 2018, 2022 : Élimination en phase de groupes.

Le saviez-vous ? Dans l'histoire de la Tunisie au Mondial, deux exploits sortent du lot : la victoire fondatrice contre le Mexique en 1978 (3-1, premier succès d'une nation africaine dans le tournoi) et le braquage historique face à l'équipe de France en 2022 (1-0).

L'avis de la rédaction : L'heure du grand soir ?

Le casting est séduisant. En mélangeant la bouteille d'un Skhiri à la fougue de la génération Mejbri-Achouri, cette Tunisie a de sacrés arguments à faire valoir dans le groupe F. Le secret de la réussite résidera dans la gestion des temps faibles et cette capacité à se montrer tueur dans les deux surfaces. Après des décennies de rendez-vous manqués avec les huitièmes de finale, les hommes de Lamouchi débarquent en Amérique du Nord avec une seule idée en tête : chasser les fantômes du passé et signer, enfin, l'acte de naissance de la Tunisie version phase finale.