Brama « Chercheur » Traoré (Burkina Faso) : « Nous voulons écrire l’histoire de notre maillot national en lettres d’or »
Le sélectionneur du Burkina Faso, Brama « Chercheur » Traoré, estime que les Étalons arrivent au Maroc avec ambition, conviction et sens des responsabilités, déterminés à réaliser un beau parcours lors de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Après une qualification obtenue tôt, Traoré souligne que son équipe a bénéficié d’une préparation continue et professionnelle, tout en saluant l’organisation et les infrastructures marocaines avant un tournoi qu’il décrit comme l’un des plus beaux spectacles sportifs d’Afrique.
Tirés au sort dans un groupe compétitif aux côtés de l’Algérie, de la Guinée équatoriale et du Soudan, l’entraîneur des Étalons insiste sur le fait que son équipe abordera le tournoi avec respect pour ses adversaires, mais aussi avec la volonté d’écrire l’histoire.
Dans une interview accordée à CAFonline.com, Traoré a évoqué les conditions au Maroc, les ambitions du Burkina Faso et ce qui rend la Coupe d’Afrique des Nations unique.
Cafonline.com : Comment avez-vous trouvé les conditions au Maroc depuis votre arrivée pour la CAN 2025 ?
Brama Traoré : « Les conditions que nous avons trouvées sont vraiment favorables pour toutes les équipes. Tout est en place pour permettre un bon démarrage de cette compétition de la CAF, l’une des plus prestigieuses du continent. Toutes les grandes nations du football sont présentes ici au Maroc.
Nous savons également que le pays est très bien organisé, et nous pensons que la fête sera belle, si Dieu le veut. »
Vous êtes-vous bien préparés pour ce tournoi et vous sentez-vous prêts à entrer en compétition ?
« Oui, nous nous sommes très bien préparés. Nous avons été la première équipe à nous qualifier pour cette Coupe d’Afrique des Nations, puis nous avons poursuivi nos derniers matches avec beaucoup d’envie et un grand professionnalisme.
Cela nous permet d’arriver ici en bonne condition, et nous pensons que l’environnement est favorable pour réaliser une très bonne CAN. »

Comment évaluez-vous les chances du Burkina Faso dans un groupe comprenant l’Algérie, la Guinée équatoriale et le Soudan ?
« Notre groupe compte de très bonnes équipes. L’Algérie est de haut niveau, la Guinée équatoriale est compétitive et le Soudan a montré ses qualités, comme en témoigne sa victoire contre le Ghana.
Tout est possible. Nous respecterons toutes les équipes, car nous savons qu’elles se sont toutes bien préparées. De notre côté, nous aborderons chaque match avec envie et détermination. »
Quel objectif vous êtes-vous fixé pour cette Coupe d’Afrique des Nations ?
« L’objectif est de réaliser un très bon parcours et d’être présents le 18 janvier pour disputer la finale contre une autre équipe africaine qui aura mérité de nous affronter. C’est notre ambition. »
Qu’est-ce qui différencie la Coupe d’Afrique des Nations des autres compétitions ?
« Je pense que la différence réside dans l’organisation. La CAN est très bien préparée, non seulement par le pays hôte, mais aussi par les équipes qualifiées.
C’est ce niveau de préparation qui distingue véritablement cette compétition. »
Pensez-vous que cette équipe puisse laisser une empreinte durable dans l’histoire du football burkinabé ?
« Oui, car nous venons ici avec beaucoup d’ambition. Nous avons déjà disputé une finale en 2013 et terminé troisièmes par le passé. Aujourd’hui, nous pensons qu’il est temps d’écrire l’histoire de notre maillot national en lettres d’or.
Nous devons tout donner pour satisfaire notre peuple, qui traverse des moments difficiles. Notre objectif est d’apporter de la joie et de rendre les Burkinabè fiers de leur équipe nationale. »
Un dernier mot, coach ?
« Je tiens à remercier les autorités marocaines, en particulier les hautes autorités du pays hôte. Je remercie également la CAF et ses dirigeants, en particulier le président Patrice Motsepe, qui ont toujours donné aux équipes africaines les moyens de s’exprimer. Il a également créé de nouvelles compétitions, permettant au football africain de continuer à se développer à mesure que les nations progressent. »