CAN 2025 : Le 11 type de la phase de groupes
La phase de groupes de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations, Maroc 2025, a offert un condensé saisissant de ce que le football africain propose de plus exigeant : intensité, rigueur tactique, talents confirmés et nouvelles figures prêtes à s’imposer sur la durée. Dans un tournoi où l’erreur se paie cash, certains joueurs ont su s’installer comme des références dès le premier tour. Ce Meilleur Onze de la phase de groupes récompense la constance, l’impact collectif et la capacité à faire basculer les rencontres.
Gardien
Mohamed El Shenawy (Égypte)
À 36 ans, Mohamed El Shenawy continue de défier le temps. Le capitaine des Pharaons a livré une phase de groupes d’une solidité remarquable. Décisif sur sa ligne, autoritaire dans les airs et toujours juste dans son placement, il a incarné la sérénité d’une équipe égyptienne parfois mise sous pression. Plus qu’un dernier rempart, El Shenawy a été un véritable point d’ancrage émotionnel, rappelant qu’à la CAN, l’expérience et la maîtrise des grands rendez-vous restent des atouts majeurs.

Défense
Noussair Mazraoui (Maroc)
Sur le côté droit, Mazraoui a confirmé son statut de latéral de très haut niveau. Intelligent dans ses déplacements, propre techniquement et discipliné défensivement, il a constamment offert des solutions dans la construction. Son influence dépasse le simple couloir : par son sens du tempo et sa capacité à lire le jeu, il a contribué à la maîtrise collective du Maroc.

Axel Tuanzebe (RD Congo)
Impressionnant de puissance et de calme, Tuanzebe s’est affirmé comme l’un des défenseurs les plus solides du premier tour. Peu pris à défaut, dominateur dans les duels, il a souvent éteint les offensives adverses avant même qu’elles ne deviennent dangereuses. Sa capacité à défendre haut et à anticiper a donné de la sécurité à tout le bloc congolais.

Edmond Tapsoba (Burkina Faso)
Véritable patron de l’axe burkinabè, Tapsoba a livré une phase de groupes de très haut niveau. À l’aise dans la relance, intraitable dans les duels et constant dans l’effort, il a imposé son autorité avec naturel. Son calme et sa lecture des situations ont été déterminants dans des matchs souvent fermés.

Yahia Attiat-Allah El Abdi (Maroc)
À gauche, El Abdi a incarné la fiabilité. Rarement pris à revers, toujours disponible pour accompagner les phases offensives, il a démontré une régularité précieuse. Son volume de jeu et sa rigueur tactique ont renforcé l’équilibre du système marocain.

Milieu de terrain
Brahim Diaz (Maroc)
Positionné entre les lignes, Brahim Diaz a apporté créativité, percussion et justesse technique. Capable d’éliminer, de provoquer et de faire jouer les autres, il a souvent déséquilibré les blocs adverses par sa mobilité. Son influence s’est mesurée autant dans les statistiques que dans sa capacité à dynamiser le jeu marocain.

Carlos Baleba (Cameroun)
Révélation physique et tactique de cette phase de groupes, Baleba a impressionné par sa maturité. Puissant, infatigable, précieux à la récupération comme à la projection, il a donné du relief au milieu camerounais. Sa capacité à couvrir de larges zones et à imposer un impact constant a marqué les esprits.

Ademola Lookman (Nigeria)
Dans un rôle hybride, Lookman a été l’un des moteurs offensifs du Nigeria. Entre projection, percussion et sens du but, il a constamment posé des problèmes aux défenses adverses. Son intelligence de déplacement et sa capacité à faire des différences dans les zones clés en font l’un des joueurs les plus influents de ce premier tour.
Attaque
Riyad Mahrez (Algérie)
Capitaine inspiré, Mahrez a démontré que sa classe restait intacte. Par sa vision, sa qualité de passe et son sang-froid, il a orienté le jeu algérien avec maîtrise. Plus gestionnaire que feu follet, il a assumé un rôle de leader technique, souvent décisif dans les moments clés.

Amad Diallo (Côte d’Ivoire)
Explosif, imprévisible, Amad Diallo a dynamité les défenses par sa vitesse et sa créativité. Capable de créer le danger à chaque prise de balle, il a symbolisé l’audace ivoirienne. Sa capacité à provoquer et à déséquilibrer a été un facteur clé dans les performances de la Côte d’Ivoire.

Sadio Mané (Sénégal)
Même lorsque le jeu se resserre, Mané reste une menace permanente. Par son pressing, ses appels et son sens du but, il a pesé sur chaque rencontre. Leader par l’exemple, il a rappelé pourquoi il demeure l’un des visages majeurs du football africain.

Sélectionneur
Eric Chelle (Nigeria)
À la tête du Nigeria, Eric Chelle s’est distingué par la clarté de son projet et la cohérence de ses choix. Organisation défensive solide, transitions rapides, liberté accordée aux joueurs offensifs : son équipe a affiché une identité claire et efficace. Dans une phase de groupes exigeante, il a su maximiser le potentiel de son effectif et imposer une dynamique collective convaincante.

