Feisal Saloum (Tanzanie) : « Ensemble, on est plus fort.»

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À un an de la TotalEnergies CAF Coupe d'Afrique des Nations 2027, coorganisée par la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda, le milieu de terrain des Taifa Stars, Feisal Saloum, se confie en exclusivité. Entre ambition nationale, rivalité fraternelle avec les voisins d'Afrique de l'Est et rêves de scalps prestigieux à Dar es Salaam, l'international tanzanien pose les jalons d'un tournoi historique.

 

CAFOnline.com :  Feisal, la Tanzanie va co-accueillir la CAN 2027 aux côtés du Kenya et de l'Ouganda. Qu'avez-vous ressenti le jour de cette annonce historique ?

Feisal Saloum : C'est une opportunité extraordinaire, tant pour le pays que pour nous, les joueurs. C'est un immense honneur. Nous voulons profiter de cette vitrine pour prouver au monde que la Tanzanie est capable de tout faire, de soulever des montagnes. Notre objectif est clair : rendre la nation fière, dans la lignée de ce que nous avons montré lors de la dernière édition.

Jouer à domicile est un avantage indéniable, mais la pression populaire s'annonce colossale. Comment le groupe s'y prépare-t-il mentalement ?Nous sommes lucides. Accueillir une compétition de cette envergure engendre forcément une pression énorme. Mais notre leitmotiv est simple : nous voulons « transformer la pression en plaisir ». Nous devons nous servir de cette ferveur comme d'un levier pour repousser nos limites, aller le plus loin possible, atteindre le dernier carré et, pourquoi pas, soulever le trophée.

Justement, après avoir montré de belles promesses lors de la dernière CAN au Maroc, quel est l'objectif réaliste pour 2027 ?
Au Maroc, nous avons surpris beaucoup de monde, mais ce sont nos supporters qui nous ont poussés vers ces sommets. Cette expérience nous a fait grandir. Cette fois, à la maison, on veut viser encore plus haut. Après, gagner le titre… c'est le plan de Dieu. Parfois, le destin choisit une autre équipe. Mais ce qui est certain, c'est que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir. On va se dépouiller sur le terrain.

Cette TotalEnergies CAF CAN 2027 est unique, placée sous la bannière commune "Pamoja" (Ensemble). Ressentez-vous une rivalité particulière avec vos voisins kényans et ougandais, ou est-ce une fierté de porter l'Afrique de l'Est ensemble ?
C'est un double sentiment. Nous sommes voisins depuis toujours, la proximité est immense, notamment avec le Kenya. Cette union fait notre force, elle nous apporte le soutien des gouvernements et des peuples de toute la région. Mais sur le terrain, ne nous cachons pas : la rivalité est bien réelle. Il y a une immense compétition entre nos nations.Si on croise le Kenya, ce sera un choc total, une vraie bataille fraternelle ! Mais c'est une confrontation saine, uniquement pour le plaisir du football et pour offrir un spectacle magnifique aux fans. Au bout du compte, nous voulons que le monde entier voie la beauté du football est-africain. Nous serons là pour porter haut nos couleurs, portés par tout un peuple. »

Si vous deviez choisir une seule grande nation africaine à affronter – et à battre – au Benjamin Mkapa Stadium de Dar es Salaam, ce serait laquelle ?

(Sans hésiter) J'aimerais affronter le Maroc, le Sénégal ou la Côte d'Ivoire ! Se mesurer à ces équipes chez nous, devant notre public, ce serait magique. Ils ont des joueurs fantastiques, des attaquants de classe mondiale.


Avez-vous un message pour tous les fans du football africain ?

La CAN, c’est le sommet absolu du football sur le continent. En ouvrant nos portes à toute l’Afrique, nous allons lui raconter notre histoire, partager notre culture et notre hospitalité. C'est une chance unique de vibrer tous ensemble. C'est pourquoi je demande à tous nos fans, et à ceux de la région, de venir en masse. Pas seulement pour les matches, mais dès les entraînements ! Créez une ambiance festive, montrez au monde notre joie de vivre et notre unité. Cette fête, nous la ferons ensemble, main dans la main. »