Vladimir Petkovic : « Nous allons tout donner pour que l’Algérie soit fière »
À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations, Vladimir Petkovic avance sans tapage, mais avec des convictions bien ancrées. À la tête de la sélection algérienne, le technicien suisse veut tourner la page des désillusions récentes et installer une dynamique fondée sur le travail, la cohésion et la confiance retrouvée. Stage à l’étranger, groupe resserré, discours mesuré : tout est pensé pour aborder la compétition avec lucidité et ambition. Pour sa première CAN, Petkovic se livre sans emphase, entre respect des adversaires, foi dans le potentiel de ses joueurs et volonté de rendre le peuple algérien fier de son équipe.
L’Algérie affrontera le Soudan, le Burkina Faso et la Guinée équatoriale au premier tour. Quel regard portez-vous sur ce groupe ?
C’est un groupe intéressant et très compétitif. Les trois équipes ont des styles différents. On l’a vu lors de la dernière CAN : les surprises sont toujours possibles. Il faudra donc respecter chaque adversaire, rester humbles, mais aussi être fiers de ce que nous sommes et nous appuyer sur nos propres valeurs.
Que pouvez-vous dire plus précisément de ces adversaires ?
Le Soudan est une équipe très tonique, bien organisée, dangereuse dans l’utilisation du ballon. Le Burkina Faso est sans doute l’un des favoris du groupe, avec des joueurs importants. Quant à la Guinée équatoriale, nous l’avons déjà affrontée et nous avions rencontré des difficultés. Cela nous oblige à une préparation très rigoureuse, tout en restant fidèles à notre identité.

Après deux CAN difficiles, quelles sont les clés pour permettre à l’Algérie de franchir le premier tour ?
L’essentiel sera de ne pas trop regarder en arrière. Il faut vivre le présent, travailler au quotidien, progresser chaque jour. Le passé est une expérience, pas un poids. Nous devons nous concentrer sur ce que nous pouvons améliorer aujourd’hui.
Comment évaluez-vous les chances de l’Algérie dans cette CAN ?
Je suis confiant. Je crois sincèrement que nous avons les moyens de nous qualifier pour le deuxième tour. Mon rôle est de transmettre cette conviction aux joueurs, de leur montrer que nous pouvons faire de bonnes choses ensemble.
Ce sera votre première Coupe d’Afrique des Nations, après avoir disputé un Euro et une Coupe du monde avec la Suisse. Quel est votre objectif personnel ?
Mon objectif personnel est aligné avec celui de la Fédération, de l’équipe, des joueurs et du peuple algérien. Je veux montrer que cette équipe a de la valeur et créer des opportunités pour que les Algériens soient heureux et fiers de leur sélection.

Quel regard portez-vous sur le niveau du football africain et des joueurs africains évoluant en Europe ?
Le football africain est de très haut niveau. Les joueurs africains n’ont rien à envier aux joueurs ou aux équipes européennes. Cela montre la qualité et la compétitivité du continent.
Qui voyez-vous comme favoris pour remporter la CAN ?
C’est toujours difficile à dire, car cette compétition réserve beaucoup de surprises. La victoire récente de la Côte d’Ivoire en est la preuve. Pour cette CAN, le Maroc a un léger avantage : il joue à domicile et reste sur une excellente Coupe du monde. Mais au moins cinq ou six équipes peuvent légitimement prétendre au titre.
Quel message souhaitez-vous adresser aux supporters algériens ?
Promettre, c’est simple : nous allons tout donner. Nous serons fiers de porter le maillot de l’Algérie. J’espère que tout le peuple algérien sera heureux et fier de son équipe.
Pour conclure, qu’aimeriez-vous lire dans les journaux après cette CAN ?
« Nous sommes fiers de vous. »